mercredi 1 octobre 2014

Alfred Edmond TRAINSON, Mort pour la France

Alfred Edmond TRAINSON est né à Luzé le 2 juin 1892, de Charles TRAINSON, journalier de 29 ans, et de Victorine GUIET, 31 ans, sans profession. C'est leur deuxième fils. L'aîné s'appelle Adolphe Charles, il a 5 ans.

Acte de naissance - Archives d'Indre et Loire
Après Alfred Edmond naîtront encore 1 fille, Madeleine Victorine, puis 2 garçons : Paul et Henri Georges.
En 1912, à 20 ans, Alfred Edmond est enregistré par l'administration militaire au bureau du Blanc (36). Il portera le n° de matricule 815. 
Les archives départementales de l'Indre n'ont pas (encore) mis en ligne les registres matricules enregistrés au Blanc. Espérons que le centenaire de la Grande Guerre les convaincra de partager ces riches documents prochainement.
En tout cas, je ne me suis pas laissée abattre et j'ai trouvé la fiche matricule n°815, voir ci-dessous.


Fiche matricule n°815, bureau du Blanc, classe 1912

Nous avons accès à cette fiche librement car elle est celle d'un soldat décédé lors de la Première Guerre mondiale ayant obtenu la mention "mort pour la France". 
Sa lecture nous apprend qu'Alfred Edmond était caporal du 66è régiment d'infanterie.

En fouillant un peu, on peut trouver l'historique du 66è régiment. On y apprend qu'il est parti de Tours en août 1914 pour Nancy. Il est ensuite transporté en Champagne le 6/09. 

Le Journal des marches et opérations permet d'affiner les informations. Le convoi a quitté Tours en train le 5/08 au matin. 3412 hommes, 182 chevaux et un peu de matériel. Dès le lendemain, tout en protégeant l'arrivée d'autres régiments, le 66è surveille la ville de Nancy. Le récit est précis sur les horaires et les communes de cantonnement ou de halte. On pourrait facilement en faire la carte. Après être resté plusieurs jours en périphérie de la ville, le 11 août le régiment la traverse sous une chaleur accablante. Ensuite plusieurs jours de manœuvres, canonnades, contournement, soutient à d'autres corps d'armées. Le 8 septembre, "à 3h 1/2, l'artillerie allemande ouvre un feu d'enfer." Le 66è est alors au milieu d'un bois, avec peu de visibilité. A 4h une fusillade intense éclate "De nombreux officiers sont tués ou blessés, et certaines unités sont désemparées et n'obéissent plus à aucune direction."
Pertes du jour : 11 officiers tués et 14 blessés sur 55. "Le soir du 8 septembre 1287 hommes manquaient à l'appel."
Ensuite les manœuvres et échanges de tirs ont continué ici comme ailleurs.

Alfred Edmond ne tiendra pas 2 mois et perdra la vie à Mourmelon le Grand, des suites de ses blessures. Il avait 22 ans.

C'était il y a 100 ans.

Livre d'or 

lundi 21 juillet 2014

Noces de diamant


Gisèle TRAINSON et Marius COUBARD
Mariés le lundi 5 juillet 1954 à Avoine (Indre-et-Loire)

Je profite de ce petit billet pour souhaiter également de belles noces de diamant à Colette et Guy qui se sont mariés le samedi suivant la noce tourangelle, le 10 juillet 1954 !

mercredi 9 juillet 2014

Acte de naissance de Zéna Marie GAGNEUX

L'an mil neuf cent, le neuf juillet à dix heures du matin, acte de naissance de Gagneux Zéna Marie du sexe féminin née le même jour à une heure du matin en cette commune* fille légitime de Gagneux Joseph Adolphe, cultivateur, domicilié à Mazière Jouzeau Hermence Raymonde, son épouse, sans profession âgée de vingt ans, demeurant aussi à Mazière. La présentation de l'enfant et la déclaration ont été faites par le père à nous Leblanc Vincent, maire Officier de l'Etat-Civil de la commune de Saint Rémy (Vienne), en présence de : Rouffignac Jean, instituteur, âgé de cinquante huit ans et de Cuet Hyppolyte, sabotier âgé de cinquante trois ans, tous les deux domiciliés au Bourg de cette commune, voisins et amis du déclarant. De quoi nous avons dressé le présent acte dont nous avons donné lecture aux déclarant et témoins qui ont signé avec nous.

Notes marginales :
  • Mariée aux Ormes le 30 juin 1922 avec Trainson Henri Georges
  • Décédée le 12/04/1982
Acte de naissance de Zéna Marie GAGNEUX (1900)
Cliquer sur l'image pour la rendre plus lisible

* Saint-Rémy-sur-Creuse, Vienne, Poitou-Charentes.

dimanche 11 mai 2014

Portrait


Bon, j'avais pourtant prévenu que vous auriez moins de lecture dans les prochains jours, mais l'actualité est dense !
La mienne en tout cas. 

Me voici présentée sur le site La Gazette des Ancêtres, en tant que généalogiste ayant participé au Défi 2013

En suivant ce lien vous en saurez un peu plus sur mon profil de "généablogueuse". 

jeudi 8 mai 2014

Auguste RABEAU - cousin ou pas cousin ?

Je vous ai laissé avec mes écueils, mais j'avais une idée derrière la tête !
Si je veux établir la parenté du Poilu avec nous il nous faut trouver une personne en commun à nos deux ascendances. Comme je le disais précédemment, j'estime la naissance de son père à l'année 1866, mais j'ignore dans quelle commune.
Si je regarde notre branche, la naissance RABEAU la plus rapprochée est celle de la grand-mère de Zéna : Hermance Augustine RABEAU. Et de toute sa fratrie d'ailleurs. Elle est née à Dangé en 1857. Alors pourquoi ne pas imaginer que Henri Eugène RABEAU ne serait pas aussi de Dangé, et qu'il aurait ensuite bougé ? Après tout, ce n'est distant que de 10 km de Ports et il n'y a qu'en posant des hypothèses qu'on peut avancer. Ensuite il faut vérifier. Me voici donc partie pour explorer les naissances des années 1860 à Dangé.

Archives de Dangé - Table décennale 1863-1872 - Naissances
On trouve les naissances RABEAU de Marie Léonide Oléa et Marie Louis Delphin en 1864, et de Henri Eugène en 1866 (eh eh ! ça me plaît !). Il faut voir les actes pour savoir qui étaient les heureux parents de tout ce petit monde.

  • Marie Léonide Oléa était la fille de Alexandre RABEAU et Eulalie ROBICHON. Alexandre était l'oncle de Hermance Augustine RABEAU (voir plus haut) -> donc une cousine
  • Marie Louis Delphin était le fils de Louis RABEAU, et le petit frère de Hermance Augustine -> donc un cousin
  • Henri-Eugène était le fils de Armand RABEAU et de Marie-Pauline BOUTET. Armand était le frère de Louis et Alexandre -> donc un cousin.

Voilà, j'ai rattaché (avec beaucoup de chance, certes) Henri-Eugène à notre branche RABEAU, donc je vous annonce que Auguste RABEAU, Poilu, Mort pour la France, figurant sur le monument aux morts de Chinon, était bien notre cousin.


Auguste RABEAU - Mort pour la France

Lorsque j'ai écrit le précédent article je ne pensais pas qu'il serait autant lu ! Au moment où je tape ces mots il a eu déjà 119 lectures. A l'échelle de ce petit blog, c'est un grand succès.

Me voici en route pour l'autre Poilu qui a attiré mon attention sur le monument aux morts de Chinon. Je vais reprendre le même parcours.

Le monument aux morts de Chinon

A la mémoire des Chinonais morts pour la patrie 1914-1918
Mémoire des Hommes
La consultation de la fiche nous renseigne sur son état civil. Auguste Henri RABEAU était soldat (réformé) du 409e régiment d'infanterie et a été enregistré sous le n° de matricule 956 au bureau de Châtellerault. Il est né le 25 avril 1896 à Ports (Indre-et-Loire) et est décédé à Chinon le 11 octobre 1919 des suites d'une maladie contractée en service. 


Registre des décès - Chinon - 1914-1922
A la vue 273/410, on peut lire que Auguste Henri RABEAU est bien décédé à 23 ans, le 11 octobre 1919 en son domicile, 14 rue Hoche à Chinon. On peut aussi confirmer qu'il était natif de Ports, du 25 avril 1896. A son décès, il était célibataire, et sa profession était valet de chambre. On apprend l'identité de ses parents : Henri Eugène RABEAU, exerçant le métier de maréchal, et Marie Louise Emilienne ROLLAND, lingère. Ils demeurent alors à la même adresse que leur défunt fils. 
Je dis souvent à qui me demande que les détails des actes sont tous importants. Ici, si on s'arrête là, on passe à côté de l'âge du père, qui est aussi déclarant du décès. Et alors ? Ma démarche étant de voir si je peux rattacher cet homme mort pour la France à mon arbre. Donc l'âge de son père est une indication précieuse pour orienter le reste des recherches. Henri Eugène RABEAU a 53 ans quand il déclare le décès de son fils. Je peux donc estimer son année de naissance à 1866 (1919 - 53). Je ne sais pas où chercher mais j'ai ai moins une période pour l'instant, ce n'est pas si mal.


Registre des naissances - Ports - 1894-1905
A la vue 38/96, on trouve la confirmation de la naissance, datée du 25 avril 1896. Elle est déclarée par Etienne ROLLAND, 53 ans, cultivateur demeurant à Ports. On ignore son lien de parenté avec l'enfant. Les parents sont Henri RABEAU, 29 ans, maréchal, et son épouse : Emilienne RABEAU, 25 ans, sans profession. Ils habitent ensemble à Lémeré. On peut penser que le déclarant est le grand-père maternel du nouveau-né. Je le note dans un coin, mais je ne peux pas encore avoir de certitude. Par ailleurs, avec l'âge des parents, je peux estimer leurs années de naissance. Par ailleurs, on apprend que les parents sont mariés. Je peux donc aussi chercher l'acte de ce mariage.


A partir de ces 3 documents, j'en sais un peu plus sur ce jeune homme, mais je ne peux pas encore dire s'il était un cousin de mes ascendants.


J'ai donc pris les tables décennales afin de chercher parmi les mariages célébrés à Lémeré en remontant de 1896 à 1883. Chou blanc. 
Les tables décennales de Ports en remontant de 1896 à 1883 : rien.
Euh... je vais quand même pas devoir lire tous les registres d'Indre-et-Loire quand même !?
Bon, me voilà bien embêtée, je ne peux pas trouver ce mariage autrement qu'en "tapant" dans les registres, un à un, et en essayant de mettre la chance de mon côté. Ou bien je peux essayer de trouver un autre levier...

La suite au prochain épisode.

mercredi 30 avril 2014

Charles GOUBARD - Mort pour la France

Quand je vous dis que vous pouvez vous aussi participer à ce blog, même sans être généalogiste, je le prouve encore une fois ! Ce soir, je relève mes e-mails et je lis à propos de Chinon "vu sur monument aux morts 1914/1918 Charles Goubard". Et de là, je suis partie à la recherche de ce Charles GOUBARD. 
Première étape, vérifier l'assertion. Pour ce faire, sachant que je suis à plusieurs heures de voyage de Chinon, je me connecte au site Geneanet et j'interroge la base de photos déposées par des particuliers. Je trouve le monument aux morts de Chinon et je lis bien "A la mémoire des Chinonais morts pour la patrie 1914-1918" et plus bas... "GOUBARD Charles"


Bon, très bien, ensuite ? Ensuite je lis tous les noms des plaques commémoratives, je retrouve Emile GAGNEUX, dont j'avais déjà parlé ici, et puis je trouve aussi  Auguste RABEAU. Ces noms sont présents dans notre arbre, mais cela ne signifie pas que ces hommes étaient nos cousins. Le seul moyen de le savoir est de faire une recherche généalogique.

Ne nous éparpillons pas ! Charles GOUBARD, mort pour la France... Une aiguille dans une meule de foin ? Que nenni ! Il existe une base de données recensant tous les Morts pour la France, consultable par tout le monde. Il s'agit du site Mémoire des Hommes, du Ministère de la Défense. On tape un nom et on voit ce qu'il en sort. Je tape donc, et j'obtiens un résultat pour 1914-1918.


Cette fiche ne nous dit pas s'il cousine avec nous ce brave homme, mais on apprend déjà qu'il est né à Chinon le 18/08/1896 et qu'il a été tué à l'ennemi dans l'Aisne le 30/06/1917. Il est donc mort avant ses 21 ans. Nous connaissons aussi son matricule militaire et son affectation. J'ai maintenant plusieurs options pour trouver sa famille. Peut-être que je pourrais la raccrocher à la nôtre. 
Option n°1 : l'état civil de Chinon en 1896
Option n°2 : la fiche matricule du bonhomme, car nous savons qu'il a été enregistré au bureau de Chatellerault sous le n°920. La fiche porte mention du n°104 du bureau de Tours. Il faudra voir ce que cela signifie.

Je continue donc à cliquer, sur les archives départementales d'Indre-et-Loire, pour suivre la 1ère option. Je choisis la collection des registres d'état civil, la commune de Chinon, le registres des naissances de 1888 à 1899. En 1896, plus de 110 naissances ont été enregistrées. Donc par expérience je cherche l'année 1897, et reviens en arrière de quelques pages pour trouver la table récapitulative de l'année 1896. La démarche serait exactement la même si j'avais eu le registre entre les mains. 



Bingo ! Goubard Charles Louis, acte n°74, 18 août. J'y cours, virtuellement. Et je trouve l'acte de naissance, page 256/387.


Maintenant vous avez l'habitude, il suffit de cliquer sur l'image pour l'agrandir.
Que lit-on ?
L'an mil huit cent quatre-vingt-seize, le mercredi dix-neuf du mois d'Août,
à six heures du matin
Par devant nous, Jules Herpin, Maire, chevalier de la légion d'honneur,
Officier de l'état civil de la commune de Chinon, canton de Chinon, 
département d'Indre-et-Loire, est comparu le sieur Louis-Jean GOUBARD, 
âgé de quarante trois ans, profession de journalier, demeurant à Chinon, 
département d'Indre-et-Loire, lequel nous a présenté un enfant du sexe masculin qu'il a
déclaré être né à Chinon le dix-huit du mois de Août l'an mil 
huit cent quatre-vingt-seize, à quatre heures du soir, du sieur Louis
Jean Goubard, comparant, âgé de quarante-trois ans, profession 
de journalier et de Caroline Honorine GUÉRIN, 
son épouse, âgée de vingt-huit ans, profession de journalière, 
demeurant à Chinon, département d'Indre-et-Loire, auquel enfant il a déclaré 
vouloir donner les prénoms de Charles Louis

Viennent ensuite les témoins et leurs signatures. 
Donc on a le lieu et la date de naissance, ainsi que la filiation. On peut déjà bâtir un arbre de 2 générations. 
Avant de suivre l'option n°2, je regarde si je peux trouver l'acte de décès retranscrit en 1917... Et je le trouve effectivement dans l'état civil de Chinon, le registres des décès de 1914 à 1922, page 171/410. Et bien m'en a pris !


Le onze septembre mil neuf cent dix-sept, 
à une heure du soir nous
avons transcrit littéralement l'extrait de l'acte de décès
dont la teneur suit : l'an mil neuf cent dix sept
le six juillet à dix heures du matin, étant à Marteville 
(Aisne), acte de décès de Charles Goubard 
soldat de 2e classe au 19e régiment d'infanterie, numéro de matricule 
104 du recrutement de Tours, né le dix huit août 
mil huit cent quatre vingt quatorze à Chinon 
(Indre et Loire) domicilié en dernier lieu à Chinon n°39 
rue Voltaire (Indre et Loire) "Mort pour la France" 
commune de Fayet (Aisne) le trente juin mil neuf 
cent dix-sept à une heure 
trente minutes du matin, inhumé 
au cimetière militaire de Fayet (Aisne) 
fils de Louis Goubard et de 
Caroline Guérin, domiciliés à Chinon, rue 
Voltaire n°39. Conformément à l'article 77 
du code civil nous nous sommes 
transporté auprès de la 
personne décédée et assuré de la réalité du décès.
Dressé par nous, André Mahé, lieutenant titulaire
de la Croix de Guerre au 19e
régiment d'infanterie, officier de l'état civil sur la 
déclaration de Jules Olivier, vingt-sept ans, sergent,
et de Olivier Le Fourn, trente trois ans, soldat de 
2e classe, les deux titulaires de la Croix de Guerre.

Pour reprendre le fil, je vous ai parlé de l'option n°1 (état civil), et maintenant je vais vers l'option n°2 (matricules militaires).

Le bureau de recrutement de Châtellerault m'est familier puisque mes recherches me mènent bien souvent dans le département de la Vienne. Je sais donc ce que les archives départementales 86 ont mis en ligne. Il y a bien les registres matricules. Comme Charles est né en 1896, il a dû se faire enregistrer en 1916, l'année de ses 20 ans. J'explore donc la table annuelle de 1916, bureau de Châtellerault. 

Je sais que je peux aller chercher la fiche n°920, ce que je fais aussitôt. Mais je reste frustrée puisque, pour une raison que j'ignore, il manque justement le registre des numéros compris entre 700 et 1145 ! Pas de chance. Du coup j'ai lancé un appel sur un réseau social, on ne sait jamais. 
Toujours est-il que nous en savons un peu plus déjà sur Charles Goubard (1896-1917). Il faudrait fouiller un peu plus, pour savoir notamment s'il avait une fratrie, si ses parents se sont mariés à Chinon et qui étaient leurs parents, on pourrait aussi regarder dans les recensements depuis combien de temps sa famille était à Chinon, etc.

lundi 21 avril 2014

Lieux de vie : à venir

Souvenez-vous en 2013, je vous ai emmenés avec moi dans le Challenge de A à Z. Je suis en train de le préparer pour la mouture 2014, mais vous ne le lirez pas ici. Je tiens un autre blog, dédié à ma branche paternelle, et c'est lui qui égrainera l'alphabet cette année. En tout cas, on va essayer ! 
Ne soyez donc pas surpris si celui-ci, Nos Racines, manque un peu de mises à jour entre mai et juin.

Par ailleurs, je m'apprête à changer de lieu de vie dans les mois à venir. Du coup cela m'a inspirée. En effet, je me suis rendu compte que je n'ai pas consigné de façon systématique les lieux de vie de nos ancêtres. Les documents que je consulte précisent pourtant cette information de façon quasi obligatoire. Je vais donc reprendre ce que je connais et fouiller dans les lieux cités. Je reviendrai ici pour dresser le tableau ainsi reconstitué. 
A suivre !

vendredi 4 avril 2014

Mise à l'honneur

Pour une fois je ne parlerai pas de nos ancêtres, mais d'un petit événement. Suite au Challenge AZ d'avril 2013, la Revue Française de Généalogie a concocté un numéro spécial afin de ne pas laisser les quelques 1200 articles rédigés et mis en ligne tomber aux oubliettes. Le dernier paru (la semaine dernière) a pour titre : "Généalogie et histoire familiale sur Internet". On est dans le vif du sujet. Il propose une sélection de blogs à suivre, explique comment être informé des meilleurs articles et donne des conseils pour créer et écrire sur un blog. Pour terminer, 32 articles des 1200 publiés l'an dernier ont été choisis et reproduits dans ce numéro spécial.
Et alors ?
C'est avec grand plaisir que je vous annonce ici qu'un article du blog que vous lisez maintenant a été retenu, et a été publié en page 44. Il s'agit de la lettre X du Challenge AZ 2013 : X comme... X3
Grâce à l'entraide et aux conseils des internautes, Léti a retrouvé la trace de la mère de Marie Maria, "fille de personne".

Je remercie tous ceux qui ont lu et commenté ce blog, car c'est ce qui motive à continuer de le garnir. La passion de la généalogie est une chose, mais le partage est essentiel !
Je remercie aussi Sophie Boudarel, initiatrice du Challenge AZ, et Charles Hervis, rédacteur en chef de la Revue Française de Généalogie. Comme vous avez bon goût ! ;-)

Bon j'arrête là, sinon je vais remercier mes ancêtres de s'être rencontrés .... 

Si le numéro spécial vous intéresse, vous ne le trouverez pas en kiosque, mais sur Internet : ici ou (c'est le même expéditeur derrière).

dimanche 23 février 2014

Qui est qui ?


Saurez-vous les identifier ?
Date de la photo : 1943

jeudi 13 février 2014

Le document du mois

Sophie Boudarel propose ce mois-ci d'évoquer un document qui nous touche particulièrement. C'est un choix bien difficile à faire pour moi. Choisir est exclure, dit-on...


Pourtant voilà sur quoi mon choix se porte.
En août 2011, je suis allée au château de Vincennes consulter les archives du Service Historique de la Défense, j'en avais parlé ici. J'avais enfin pu consulter le dossier de Georges. Lire son écriture, et tourner les pages d'un dossier qu'il avait lui-même écrit à la plume. 60 ans séparaient la clôture de ce dossier par la commission régionale d'homologation de grade FFI et ma lecture attentive. 
Mon arrière-grand-père a toujours eu l'humilité de ne laisser son nom dans aucun groupe de résistants. Il n'a jamais cherché la gloire personnelle dans ses faits d'armes, à travers ses actes, de sabotage, d'information, ou de fourniture d'armes et de faux papiers... donc il n'a pas eu de reconnaissance de son appartenance aux FFI (Forces Françaises Intérieures).
En lisant ce dossier d'une vingtaine de pages j'ai cru en lui, j'ai été terriblement fière d'apprendre ce qu'il a fait, au risque de mettre sa famille en danger, et sa vie a failli basculer plusieurs fois. J'ai eu la confirmation de son appartenance au groupe BAOBAB dont j'avais déjà entendu parlé, mais sans avoir de certitude jusqu'alors. J'ai aussi été terriblement déçue de comprendre que la seule reconnaissance qu'il demandait 15 ans après la fin de la guerre, à ses pairs, ne lui avait pas été acceptée. Pourtant il l'avait porté cet insigne FFI (Croix de Lorraine) à la Libération, reçu des mains du commandant Roche, alias Capitaine Caillou...

Les actes d'état civil ne sont pas moins importants ou moins émouvants. Mais cette visite au SHD de Vincennes laisse en moins une émotion particulière...
Georges n'a pas démérité. Je suis si fière de lui...

dimanche 2 février 2014

Actes de décès

La généalogie ne consiste pas seulement à regarder des siècles en arrière. Je vous propose ici deux actes de moins 100 ans : les actes de décès de Georges et de Zéna, feus mari et femme.
Je les ai obtenus en les demandant simplement en mairie, par e-mail. Je les ai reçus sous la même forme en moins d'une semaine.
Un clic sur l'image pour la voir en plus grand.
Copie intégrale de l'acte de décès de mon arrière-grand-père (Avoine, 1960)

Copie intégrale de l'acte de décès de mon arrière-grand-mère (Saint-Benoît-la-Forêt, 1982)

samedi 25 janvier 2014

And the winner is... Claudette COLBERT !

La dernière cousine célèbre que je vous annonçais était la fille cachée (qui ne l'est plus) d'un président de la République. Aujourd'hui, je vous présente la comédienne qui a reçu l'Oscar de la meilleure actrice en 1935, rien que ça !

http://liambluett.com/
Emilie CHAUCHOIN est née en 1903 à Saint-Mandé (94). Elle est encore enfant quand elle émigre aux États-Unis avec ses parents. Ils s'installent à New York où elle étudie le stylisme et les beaux-arts. Elle rêve de mode. A côté de cela elle fait du théâtre amateur et donne des cours de français. Elle fait un peu de figuration et joue à Broadway dans les années 1920.
Son nom de scène est Claudette COLBERT. En 1927, Franck CAPRA la fait tourner dans un film qui restera inaperçu. Le cinéma est alors muet. Plus tard, c'est la Paramount Pictures qui lui fera signer un contrat de 7 ans et qui la fera beaucoup tourner. En 1928, elle épouse un acteur de théâtre américain, Norman FOSTER. Elle travaillera à l'occasion avec Maurice CHEVALLIER à Hollywood. Son 1er grand succès sera tourné en 1932 avec Cecil B. DeMILLE (Le signe de la croix). Franck CAPRA lui offre un rôle dans New-York Miami en 1934, grâce à ce rôle elle remporte l'Oscar de la meilleure actrice. La même année Cecil B. DeMILLE lui fait incarner la belle Cléopâtre. Elle divorce en 1935, et se remarie avec Joël Pressman, un chirurgien. Elle tournera de nombreux autres films et le public français la verra même aux côtés de Clark GABLE. Elle reçut de nombreux prix de théâtre et de cinéma.

Après 1962, elle arrête sa carrière mais continue à côtoyer du beau monde (Franck SINATRE, Ronald REAGAN...). Veuve en 1968, elle n'aura jamais d'enfant.

Elle meurt en 1996 à la Barbade, à 92 ans. 
Claudette COLBERT fait partie des très rares artistes français à avoir été honorés par une étoile au Hollywood Walk of Fame à Los Angeles. Notre nouveau défi est donc de se faire prendre en photo devant l'étoile de notre cousine ! Allez, je vous donne l'adresse : 6812 Hollywood Boulevard.

Comment cousinons-nous ?

mercredi 11 décembre 2013

Anniversaires

En cette période de fêtes, je vous offre... la page ANNIVERSAIRES, vous la trouverez en cliquant en haut de toute page du blog sur le mot ANNIVERSAIRES. Facile non ?
C'est une liste perpétuelle des anniversaires à souhaiter. Vous verrez que finalement, elle est grande cette famille des descendants de Zéna et de sa fratrie !
Evidemment, j'ai sûrement oublié du monde, et j'ai peut-être même laissé des personnes à qui malheureusement on ne souhaitera plus une bonne santé. Ne m'en tenez pas rigueur et prévenez-moi, je mettrai la liste à jour. 

vendredi 6 décembre 2013

DE RIEN !

Message personnel pour Carl, je suis ravie de lire ton message. Nous sommes cousins (d'où le tutoiement), et notre histoire est partiellement commune. Je fais mes recherches de mon côté, mais je ne conçois pas de ne pas pouvoir en partager les trouvailles. 

Alors voilà, pour ceux qui se demandent ce qui me prend d'un seul coup : j'ai reçu via ce blog un gentil message qui me fait chaud au cœur. Non seulement parce que j'aime que les cousins de moins de 60 ans me contactent (je n'ai rien contre ceux de 60 ans et plus hein !), surtout quand ils me disent que ce que je publie les intéresse, mais aussi (et surtout) parce que ce message m'apprend un mariage et des naissances ;-) même si ces actes ne sentent pas encore le vieux papier, ils sont d'heureuses nouvelles !

A tous les cousins, qu'on se connaisse "en vrai" ou non, n'hésitez pas à vous manifester ici, un blog ne vit que par son interactivité. En plus, j'oriente mes recherches selon l'intérêt qu'on leur porte. Alors y a plus qu'à ! Comment ? Regardez à droite dans la colonne du blog -> Ecrivez vous aussi sur ce blog !
A bientôt !

PS : Carl, une adresse e-mail me serait bien utile pour te questionner sur ta branche. Ce que j'en sais me vient de Jeannine mais mériterait d'être mis à jour. 

mardi 3 septembre 2013

Organisation !

Aujourd'hui, je ne vous parle pas de nos ancêtres mais je vous parle de moi, de mes travaux de recherche, ou plutôt comment ils sont organisés (ou pas !). Ce thème a été proposé par Sophie Boudarel, la même qui avait lancé le Défi de A à Z. En ce jour de rentrée, je retrouve un peu de temps pour moi, alors j'en profite !

Depuis peu, j'ai entrepris de noter tous les actes que j'ai à chercher pour compléter l'arbre généalogique de mes gamines, de mes droillères comme on dit dans le Poitou. J'ai donc pris un carnet pour consigner tout cela, au fil de mes promenades sur mon arbre. 
Ah oui, tiens, l'arbre, il est en ligne. GeneaNet oblige ! Quand je travaille dessus, il est mis à jour aussitôt. En fait, je ne devrais pas travailler ainsi. Je devrais avoir l'arbre sur mon ordi, avec une sauvegarde au cas où, et mettre à jour cette version là. Puis l'expédier sur la toile, peu importe le site. Mais comme j'ai pris l'habitude de travailler sur ma généalogie aussi bien au boulot (j'avais le droit, et même l'obligation !) qu'à la maison, c'était bien plus simple de mettre à jour en ligne. Si j'étais vraiment rigoureuse, je ferais une sauvegarde de temps en temps, mais je ne le suis pas. Et puis comme j'ai un abonnement au site, j'ai la garantie que lui me la fait, la sauvegarde.

Donc, le carnet se remplit au fil de mes sessions. Lui, j'essaie de l'organiser. Au départ, je pensais faire une page par branche, mais alors comment définir une branche. Je ne vais pas ouvrir un nouveau débat. Alors j'ai opté pour une répartition géographique. Une page par département. Ainsi, quand je me connecte aux sites d'archives en ligne, je n'ai qu'à ouvrir le carnet à la page voulue. Vienne, Indre, Vendée, Indre-et-Loire, Marne... Je note comment ? Tout bêtement, de façon à perdre le moins de temps possible lors de mes recherches.
Par exemple : † Perrine JOUZEAU 18/04/1700 Vaux-sur-Vienne signifie que je dois chercher l'acte de décès de la dame, à Vaux-sur-Vienne, vers le 18/04/1700. "Vers" puisque les actes sont rédigés le jour de la déclaration, qui peut être un jour différent de celui du décès.


Quand je trouve l'acte, je complète l'arbre en ligne et je raye la ligne sur le carnet. Cela permet de savoir où j'en suis de mes recherches, de façon très visuelle. Et puis à chaque acte, je trouve des informations qui me permettent de noter d'autres actes à rechercher. Si ladite Perrine JOUZEAU est décédée à 60 ans, je saurai qu'il faut chercher l'acte de naissance vers 1640 (là on est mal, vu que le XVIIè siècle est difficilement trouvable/lisible selon les paroisses et les curés...). Il reste à fouiller sur les actes durant la vie de la dame pour en savoir plus. Si je trouvais son acte de mariage j'en saurais peut-être davantage sur son origine géographique. -> ° Perrine JOUZEAU ~1640
Les documents originaux en ma possession, ainsi que les copies et photos, sont conservés dans une boîte de rangement à plat et dans une valise de classement (dans laquelle sont classés des pochettes, des chemises cartonnées, des classeurs à anneaux...). De temps en temps je défais les pochettes transparentes, qui ont tendance à coller les encres des copies...
Et puis les revues et différentes publications sont dans une partie de la bibliothèque familiale, en attendant de rejoindre ma future pièce dédiée de quand-j'aurai-ma-maison-avec-une-pièce-exprès-dedans.


Voilà, je pense que c'est à peu près tout ce qu'il y a à dire sur mon organisation. Je pense que j'ai balayé l'essentiel de l'éventail des moyens. Si vous avez des commentaires, questions ou suggestions, n'hésitez pas !

vendredi 30 août 2013

Avis de décès


Jeannick GAGNEUX nous a quittés, à la suite d'une énième récidive d'un cancer qui la harcelait depuis de nombreuses années, jusqu'ici elle avait réussi à se maintenir, mais cette fois-ci c'est la maladie qui a pris le dessus. Elle avait 63  ans, et était la maman de 3 enfants. Elle sera incinérée à Orléans selon son souhait.

Jeannick était la fille unique de Michel GAGNEUX, fils de Maurice, le frère de Zéna.


dimanche 18 août 2013

La cousine cachée


Au gré des recherches, on arrive parfois sur des trouvailles surprenantes. La dernière en date est notre lien de parenté avec Mazarine PINGEOT, la fille illégitime de François MITTERRAND. Je rappelle au passage que "illégitime" signifie que cet enfant est issu d'un couple non marié. 

Notre parenté remonte à deux frères LUNETEAU qui ont vécu à Usseau, au  nord-ouest de Châtellerault, au XVIIè siècle. 
Le lien passe de notre côté par Hermance JOUZEAU, la mère de Zéna, et du côté de Mazarine PINGEOT par sa mère.

mercredi 15 mai 2013

Z comme... Zéna !

Evidemment ! C'est sans surprise pour la famille, je ne pouvais pas conclure cet alphabet en omettant Zéna.
Maintenant que je sais que ce blog a dépassé les frontières de la famille, je me dois de re-situer notre aïeule. Elle me sert de repère ici, car tout cousin a connu ou entendu parler de Zéna. Du coup, chacun sachant se situer par rapport à elle, il me suffit de situer chaque nouveau nom par rapport à Zéna. Enfin, ce n'est valable que pour la branche maternelle de ma mère, puisque Zéna était sa grand-mère maternelle. 
Vous trouverez sur ce blog un libellé "Zéna" pour relire les billets qui la concernent directement. 
Elle est née avec le XXè siècle tout au nord du département de la Vienne, le 9 juillet 1900 à Saint-Rémy-sur-Creuse, de parents cultivateurs. Son frère aîné la précède de deux ans, mais mourra à 10 ans en tombant d'un arbre. Elle restera donc l'aînée de sa fratrie. Zéna était mon arrière-grand-mère, la mère de ma grand-mère maternelle. Je n'ai pas eu le temps de réellement la connaître car elle a quitté ce monde peu de temps après mon 1er anniversaire. Mais ma mère l'a très bien connue, et m'en parle toujours.
Elle a traversé le siècle, a vécu les deux conflits mondiaux. Son père a été réformé en mars 1915 pour cause de tuberculose pulmonaire. Son mari a été un résistant de la première heure lors de la Seconde Guerre mondiale, et je n'en finis pas d'en apprendre sur le rôle qu'ils ont joué en couple à Beaumont-en-Véron (37) pendant ces années sombres (sabotage, hébergement + blanchiment + passage de la ligne de démarcation, renseignement...). C'était quelqu'un cette Zéna !
Je ne vais pas refaire l'histoire de sa vie aujourd'hui, puisque je l'ai déjà fait ici et
Le mystère perdure toutefois autour de ce prénom. On a déjà établi qu'il pourrait avoir été influencé par la romancière Zénaïde Fleuriot (1829-1890), mais sans aucune certitude. Pourtant, la famille n'a pas oublié de transmettre le prénom. Entre les porteuses du prénom au premier rang et celles qui le portent au second rang, nous sommes quelques-unes :

  • Patricia Zéna (née en 1955), 
  • Laëtitia Zéna (née en 1981), 
  • Zéna Gaelle Frédérique (née en 1987), 
  • Ophélie Zéna (née en 1993), 
  • Eléonore Zéna (née en 2010), 
et je crois que j'en ai oublié (gloups !).
Il y a 2 ans, j'ai lancé un appel à l'auteure de la Nouvelle Encyclopédie des Prénoms, au cas où elle trouverait à compléter sa liste avec ce prénom, nous aimerions tellement en savoir plus ! Je relance l'appel, au cas où ! 
Après tout, ce défi généa-blogique m'a bien permis de donner une famille à une enfant abandonnée, pourquoi ne parviendrait-on pas à donner du sens à ces 4 lettres qui nous suivent depuis tant d'années !

Merci à ceux qui m'ont lue tout au long de ce défi d'être venus par ici. Merci à ceux qui me lisaient déjà avant d'être restés ! Et puis bienvenue à ceux qui ont découvert ce blog et qui l'ont commenté, c'est parce que je sais que je suis lue que j'ai envie de continuer. En revanche, je sais déjà que je ne pourrai pas tenir le rythme, ni quotidien, ni hebdomadaire. Vous le savez : ma descendance va m'absorber pleinement dans les prochains jours (et prochaines nuits !). Ce n'est pas tout de fouiller dans le passé, il faut aussi s'occuper du présent et du futur. Toutefois, ma passion me ramènera forcément ici vous raconter la suite. Je suis jeune maman mais la généalogie m'occupe bien depuis 17 ans maintenant, alors ce n'est pas une pause de quelques semaines qui va compromettre mes recherches !