samedi 10 juin 2017

I comme... Il est parti de rien

Lors du ChallengeAZ 2015, j'avais dédié le J à un joli cadeau. Mon grand-père m'avait alors envoyé un manuscrit de 30 pages sans aucune ponctuation. Je l'ai lu, je l'ai tapé au kilomètre et je l'ai mis en forme. J'ai trouvé des illustrations pour étoffer le récit et puis j'ai fait relier le tout. 
Il était fier !

Marius est né en 1931 à Beaumont-en-Véron, fils d'un cantonnier quasi illettré et d'une cantinière. Il n'était pas un brillant élève mais a su assez tôt qu'il voulait être menuisier. En 1945 il a 14 ans. Il trouve un patron pour faire un apprentissage. A 6 km de la maison parentale, il les fait à pied matin et soir, sur des chemin de pierre non goudronnés. Au bout de deux ans, il a son 1er vélo. 54 heures de travail par semaine. Certains soirs, il suivait des cours pour préparer le CAP avec un instituteur de Chinon. Au bout de 3 ans il décroche le CAP à Tours, pratique et théorie. Et puis il avait appris un métier.
La maison des compagnons, Nantes
Après son apprentissage il voulut voir ailleurs. Il pris contact avec un compagnon qu'il avait connu sur un chantier. En décembre 1948, le voilà rendu à Nantes pour commencer les cours de dessin. L'actuel siège des compagnons du quai Malakoff en face de la gare n'existait pas encore. C'était plus des cabanons sur un grand terrain nu. Aujourd'hui il est reconnaissable par sa flèche torse.


En mars 1949 il est reçu aspirant compagnon. En avril il part pour Lyon. Il galère puis trouve du travail fin mai, à Saint-Etienne, au Bois industriel. Usine avec pointeuses, coup de sirène, les blouses bleues, la blouse blanche et les machines. Lui qui a appris son métier au rabot, à la varloppe et avec l'affûtage à la main ! Le bruit en plus ! Il est repéré par la qualité de son travail. On lui propose de monter au Havre où les bombardements ont laissé de quoi travailler quand on a un métier pareil. A peine arrivé au Havre il rentre à Saint-Etienne parce qu'un chantier urgent l'attend à Cannes. Le voilà rendu en juillet 1949 au palais du festival du film, pour deux mois. L'inauguration du festival s'est faite alors que le palais n'était pas terminé. Il travaille parfois même la nuit pour avancer le plus possible. Il y a croisé l'architecte décorateur Gridaine qui avait installé ses bureaux à l'hôtel d'à-côté.
Démolition du 1er palais du festival, Cannes
Marius se souvient des salles de projection, des escaliers, des rampes, tout en marbre, des plafonds en staff, des sculptures sur plâtre faites par les spécialistes en décoration du studio de cinéma la Victorine de Nice. Il a pu voir passer de la starlette, la cerise sur le gâteau de l'incroyable opportunité qu'il a eue. 
Il a eu l'occasion d'y retourner, 43 ans après pour montrer à sa femme ce qu'il avait contribué à faire... Ils y ont vu la démolition du 1er palais, remplacé plus loin par l'actuel. 


De retour à Saint-Etienne il change de patron jusqu'en mai 1950. Ensuite il part à Strasbourg, dans une ancienne caserne que les compagnons vont rénover (bombardée) et transformer en siège. D'ailleurs l'actuel siège est toujours là à l'angle des rues Molsheim et Wasselonne. 
Là il découvre que l'Alsacien n'est pas un Français de l'Intérieur. Ni dans la langue, ni dans le métier de menuisier. Il s'adapte, il apprend, il travaille bien, il est bien payé. 
Novembre 1950, il part pour Paris. Le siège y est en construction au 84 rue de l'Hôtel de Ville. Toutes les bonnes volontés peuvent y prêter la main. Il y fait de nouvelles rencontres qui l'emmène en avril 1951 au château de Coubertin à Saint-Rémy-lès-Chevreuse. Il n'y a rien, que de la rénovation à faire, des moulures, des portes, des fenêtres...  Aujourd'hui et depuis, ce château accueille la fondation de Coubertin.
Là, le compagnon qu'il accompagne l'invite à monter à Strasbourg pour les premières assises nationales des compagnons. Il y va pour voir, passe la nuit dans le train et se retrouve dans la calèche d'honneur auprès du doyen des compagnons, en tant que plus jeune compagnon. Les compagnons marchent de chaque côté, avec les couleurs, les écharpes et les cannes. Mazette !

Ah au fait, je ne vous ai pas dit, mon grand-père s'appelle désormais Marius le Tourangeau. 

Il poursuit son tour de France près de Lens pour prêter main forte à la construction de tout un ensemble de maisons, puis à Hazebrouck pour la SNCF.
Après, quelques jours en Touraine chez les parents qui lui rappellent qu'il doit penser à faire l'armée... Il trouve un patron à Avoine, rencontre une jeune femme, Gisèle, et part au régiment en avril 1952. Direction le Maroc pour 18 mois sans permission. 
C'est très dur avec les tirailleurs sénégalais et les instructeurs
fraîchement rentrés d'Indochine. Il y fait même une crise d'appendicite et une péritonite. Un mois de lit après infection des agrafes. Après la convalescence il décroche un poste de menuisier au casernement.
Après le régiment, il rentre, est embauché par le patron rencontré en 52 et qui a décroché le chantier de HLM. Il retrouve aussi Gisèle et l'épouse à l'été 54.
Ils ont 3 enfants (dont ma mère) et construisent leur maison. 

Dans les années 1950 c'est la construction de la centrale EDF (EDF1) qui embauche. Il reste chez son patron mais des collègues les quitte. Marius tient mais en 1961 c'est une nouvelle extension de la centrale qui est construite. Il quitte son patron pour intégrer GTM (Grands travaux de Marseille), il passera chef d'équipe rapidement. Après 5 ans le travail était moindre à la centrale, GTM lui propose de continuer mais ailleurs. Il renonce aux déplacements à cause de la maison et des enfants en bas âge. Il a quitté, a trouvé un autre contrat, est passé agent de maîtrise. En 1977, GTM revient en force pour les nouvelles tranches de la centrale. Il croise d'anciens chefs, qui le reprennent ! 11 ans après !
Encore 4 années de chantier, devient chef d'atelier, fait acheter de meilleures machines, veille à la sécurité de ses 5 chefs d'équipe et des 40 gars. 
Après la centrale il part sur le chantier de la déviation à Chinon, et puis un pont au-dessus de la voie ferrée Chinon-Tours.

Il cesse de travailler à 56 ans, en août 1987. Médailles du travail, argent, vermeil et or. 

Marius a 85 ans et vit toujours dans sa maison avec sa Gisèle. 
Ils ont eu 3 enfants, 5 petits-enfants et 4 arrières petits-enfants. En août il en sera à 30 ans de retraite.

vendredi 9 juin 2017

H comme... Henri TRAINSON

Mon aïeul est parti en 1960, je n'ai pas eu l'honneur de le connaître. En 2011, je suis allée à sa rencontre. Je me suis rendue à Vincennes, aux archives du Service Historique de la Défense, pour consulter le dossier qu'il a constitué en 1951 dans le but d'obtenir la reconnaissance de services F.F.I. 
Je vous emmène à la découverte de ce dossier.

Henri est né en 1899. Il a 52 ans quand il transmet ces documents. J'ai 30 ans quand je les consulte. Je découvre son écriture.


De Juin 1940 à la Libération j'ai continué mon métier à mon domicile à Avoine.
Pour l'exécution des faits de résistance qui seront énumérés plus loin j'ai dû, très fréquemment, abandonner la vie familiale pour accompagner jusqu'à la ligne de démarcation les quelques 200 évadés des camps de prisonniers que, de 1940 à 1942, j'ai fait passer en zone libre.
Nombreux déplacement à Tours pour liaison avec le réseau Marco-Paulo (transport de fausses pièces d'identité, etc...) de 1943 à la libération, déplacements à mes frais personnels.

Henri a renseigné les pages suivantes en suivant plus ou moins les indications. Je vous ai dit qu'il avait résisté à l'occupant ? ;-)


Résistance individuelle de juin 1940 à la Libération
De 1940 à 1942  j'ai assuré le passage en zone libre, en les accompagnant jusqu'à la ligne de démarcation d'environ 200 évadés des camps de prisonniers. Pour beaucoup d'entre eux je les ai hébergés à mon domicile, ai fourni des effets civils que je me procurais à Tours, au secours national, auprès de M. Gernet, fusillé par les /////
En 1941 1° sur les instructions du capitaine de gendarmerie BOUILLIE de Chinon, actuellement chef de ///// à Montpellier, j'ai constitué chez moi un petit dépôt d'armes de guerre et d'explosifs
2° J'achète à mes frais 2000 cartouches de chasse que je distribue aux amis encore pourvus d'armes.
3° Je recueille un aviateur anglais descendu à Cherbourg et le fais passer en zone libre. Le Gouvernement anglais, pour ce fait, m'a envoyé une lettre de félicitations
1942-1943 Je recueille chez moi des évadés des camps de prisonniers (Viau Roger et Parrot Marcel de Chinon) et leur fournis de faux papiers d'identités volés à la commandantutr du Havre par un employé, fusillé depuis.
2° Je fournis à des réfractaires STO plusieurs centaines de fausses cartes d'identité et de faux certificats de travail que j'établissais moi-même malgré la grosse difficulté de se procurer les imprimés nécessaires. La gendarmerie de Chinon (adj. chef Emeriau) était au courant et peut en témoigner.
1943 Par l'intermédiaire de M. Gernet, mentionné plus haut, je fais la connaissance de M. Le Minor, 12 place de Halles et Robert Petit 104 rue Marat à Tours, membres du groupe Baobab. J'aide ce groupe en lui servant de boîte aux lettres et dans la fourniture de cartes d'identité et de vêtements à des évadés, donnant des adresses de gens sûrs, etc... Lors de l'arrestation de membres du groupe, je recueille chez moi les deux échappés (Le Minor et Petit sus nommés) leur fournis de fausses pièces d'identité et leur permet d'é///// définitivement aux allemands.

2°/ D'accord avec M. Arnault, contrôleur des PTT à Chinon, arrêté par la suite et disparu, ///// déserteurs de l'armée allemande (1 Lorrain et 1 Tcheco-slovaque) des effets et des faux papiers sous l///// fermes des environs. Arrêtés par la suite : (Le gendarme Langoumois actuellement comre de police à Chinon peut-///// 
1944 Le capitaine Costa (Radio. Chef groupe Baobab) me demande d'installer chez moi un poste émetteur ce qui a ///// de boîte aux lettres. Fusillé le 10 août 1944, je place son fils à Avoine où je le le fais admettre comme réfu///// En juin 1944 avec 4 camarades nous tendons une embuscade aux motorisés allemands. Pas de résultat malheure/////moto et voiture son remplacés par deux automotrailleuses. Nous avons failli y laisser notre vie.
2°/ Je recueille Francis Carême déjà refoulé de la frontière espagnole en 1941, qui veut rejoindre l'armée de Gaulle. Je lui donne une adresse pour St Jean de Luz où on l'aidera à franchir la frontière. A été arrêté porteur de lettres me compromettant directement comme résistant. Déporté à Buchenwald. Etonné à son retour que je n'aie pas moi-même été arrêté.
3°/ J'ai reçu du Comt Roche (Capne Caillou dans la résistance) l'insigne FFI (croix de Lorraine) n°00117.
Le 8 Xbre 1946, un dossier de demande de carte FFI a été adressée par moi au Gal de la subdon de Tours. A ce dossier était jointes 15 lettres de remerciements d'évadés que j'avais aidés. En 1947, nouveau dossier, relatif à une demande de récompense ///// de résistance. Je demande que ces dossiers soient joints au présent et que soient recueillis les témoignages du Comt de gendarmerie Bouillie de Montpellier, de l'adj chef de gendarmerie Emeriau de Chinon et du Comt de police Langoumois de Chinon.

Décorations obtenues
1°/ 1946 - Lettre de félicitations du Gouvernement anglais pour le secours apporté à un aviateur anglais tombé en zone occupée
2°/ Insigne FFI n°00117 (croix de Lorraine) reçu du comt Roche, alias capne Caillou - 1945

Signature, cachet de la maire d'Avoine et avis de la commission départementale : 


///// = illisible

jeudi 8 juin 2017

G comme... Goubard, avec un G

Le nom de mon grand-père maternel est COUBARD. C'est assez étrange mais je peux dire sans crainte que je sais d'où ça lui vient. C'est aisé pour moi de le dire, je vous en avais parlé ici. Reprenons. Mon grand-père Marius, fils de Gabriel, descend directement de Eugène Auguste MARIA, lui-même fils de Marie MARIA, fille de personne
Pardon ? 
Plus schématiquement, cela donne 
Marie MARIA 1842-1897
Eugène Auguste MARIA 1874-1930/
v
Gabriel COUBARD 1908-1985
v
Marius COUBARD 1931-

Vous n'avez rien loupé, c'est moi qui vous guide mal. Eugène Auguste est né en 1874, de père inconnu, reconnu par sa mère (Marie MARIA) puis en 1876 reconnu par le mariage de celle-ci avec François COUBARD qui lui offre son nom, et donc une ascendance.

Eugène Auguste COUBARD (né MARIA), le grand-père paternel de mon grand-père maternel a hérité de nom COUBARD. Mais pourquoi je vous parle du G de GOUBARD alors ? 

Ledit François COUBARD était lui-même né en 1827 de François GOUBARD, nous y voilà. 
Aussi loin que j'ai pu le vérifier, les GOUBARD sont originaires de Huillé, en Maine-et-Loire. François C. y est né. Son père François G. et son grand-père Guillaume y ont vécu et y sont morts. Je perds la trace géographique de la lignée GOUBARD avec Etienne... pour le moment, mais un jour peut-être que je la retrouverai.

Etienne GOUBARD
v
Guillaume GOUBARD 1752-1806
v
François GOUBARD 1788-1858
v
François COUBARD 1827-1900/

mercredi 7 juin 2017

F comme... Famille !

 Evidemment, avec le F c'est le mot Famille qui me vient en tête. Et Aurélie m'ayant envoyé quelques photos, voici celle que je vous propose aujourd'hui. J'ignore tout d'elle, mais je pense reconnaître deux des personnes figées sur le papier/l'écran. Alors, les cousin(e)s, vous identifiez qui ?

mardi 6 juin 2017

E comme... Écrire

Pendant ce ChallengeAZ il faut écrire tous les jours, mais ce n'est pas évident de trouver le mot clef qui ira bien, celui du titre. Cela fait 5 ans que je participe et chaque année je m'essouffle. Chaque année je me dis que pour l'an prochain j'anticiperai... et puis quand la date fatidique arrive, je n'ai pas écrit 5 billets.
Ecrire, pour quoi faire ?
Je n'ai pas créé ce blog pour le Challenge, puisqu'il est né en 2006. L'idée première était de poser ce que je trouvais, de donner du sens à toutes ses trouvailles. Je ne cherche pas que pour mon plaisir. En écrivant je donne de l'épaisseur à ce que je trouve et surtout je sais que je ne peux pas mémoriser tout cela, alors qu'en l'écrivant je le grave.
Ecrire pour partager
Je n'imaginais pas au départ que ce blog permettrait autant d'échanges. Colette, qui nous a quittés depuis, y venait tous les jours. Ses commentaires étaient des compléments à mes apports et parfois elle m'envoyait un petit courrier avec de vieilles photos, des témoignages et puis des cadeaux généalogiques.
Les cousins ont parfois commenté aussi, posé des questions et donné des souvenirs. Et comme je le disais la semaine dernière, ma génération vient aussi chercher des histoires de famille. Qu'ont fait nos anciens ? Qu'ont-ils accompli ? D'où venaient-ils ?

La génération de mes grands-parents est âgée. Elle peut nous raconter, mais ne veut pas nous embarrasser de détails. Pourtant, je les adore moi ces détails ! A tous ceux qui passent par là, je vous envie de pouvoir interroger vos parents et grands-parents. Vous n'imaginez pas la richesse qui s'offre à vous.
Cousines, cousins, venez nous raconter ce que vous savez. Il s'agit de notre histoire, de notre culture commune.
Si vous ne savez pas comment le raconter, l'écrire, contactez-moi, j'ai des facilités, on fera bonne équipe. A bientôt !

lundi 5 juin 2017

D comme... Décortiquer les actes

Quand j'ai démarré mes recherches il m'importait surtout de trouver des noms et des prénoms, de passer de générations en générations et de remplir des cases. En réalité, ça ne m'a pas amusée longtemps parce que finalement cette collection n'était qu'une suite de coquilles vides. J'ai donc consigné scrupuleusement les professions, évidemment les dates et lieux, et puis la filiation autant que possible. Mais ça ne m'a plus suffi dès que j'ai trouvé des homonymes, des incohérences entre les actes, et j'ai dû reprendre chaque document, un par un. Cette fois j'avais compris mes impasses et lacunes. Depuis lors quand je reprends la lecture d'un acte, je consigne tout, scrupuleusement, presque scientifiquement. Et quand je m'étais trompée par interprétation hâtive, je remets sur le métier mon ouvrage. Et finalement c'est bien ce qui me plaît le plus dans mes recherches : quand je décortique les actes, un à un.
Le moindre lien de parenté, amical ou de voisinage peut mener à sortir d'une énigme insoluble. Le parrainage d'un enfant renseigne sur les relations entre les adultes l'entourant. L'âge de décès d'une fratrie peut aussi donner des pistes sur le contexte familiale (pauvreté, fragilité, maladie...). Les professions donnent inévitablement une indication sur les moyens de subsister d'une famille et parfois expliquent les déplacements. Bien que dans mes ancêtres, les gens sont surtout restés près de leurs terres.
Pour rien au monde je ne conseillerais à un jeune généalogiste (de tout âge) de débuter par l'ossature de l'arbre. Il faut passer la moindre nervure des feuilles en revue pour pouvoir saisir l'ampleur du chêne que nous dessinons patiemment.

samedi 3 juin 2017

C comme... Chercher

Chercher est la principale occupation du généalogiste. Chercher à savoir, chercher à comprendre, chercher un nom, un métier, une date... Et pour quoi faire ? Puisqu'on trouve l'élément qui nous donne d'autres indices qui nous font... chercher plus loin encore.

Mais après tout, est-ce que c'est la trouvaille qui nous motive, ou bien le fait de la chercher ?

Je pense définitivement que je suis motivée par la recherche en elle-même. C'est grisant de trouver évidemment, mais le plaisir de la recherche... Vous préférez faire un puzzle ou le voir fini ? Et les Lego du gamin, vous préférez les assembler avec lui ou le voir jouer avec l'assemblage ?

Mon plaisir est plus dans le processus que dans le but.

Récemment, on m'a demandé ce que je fais dans la vie de façon gratuite, sans espérer tel ou tel résultat. J'ai dit que je suis musicienne et que j'aime apprendre un nouvel instrument. La personne me dit que le but est de parvenir à (bien) jouer de cet instrument. C'est le but. Mais les recherches généalogiques... je peux les faire sans limite, de temps, d'espace, de résultat (un roi ou un pendu ? qu'importe !) et surtout je peux les faire pour n'importe qui. Je sais que je ne pourrai jamais déclarer mes recherches terminées, mais pour autant je passe du temps à chercher les ascendants de personnes qui ne sont pas de ma famille.

Cherchez, cherchez, vous y trouverez forcément quelque chose.

vendredi 2 juin 2017

B comme... Branche tourangelle

Le berceau de nos racines est poitevin, en partie, mais les GAGNEUX ont passé la "frontière" tout récemment finalement, à l'échelle d'un arbre qui a plusieurs siècles.

François GAGNEUX, le grand-père de Zéna, est né à Barrou en 1839. C'est une commune frontalière, située au sud de l'actuel département de l'Indre-et-Loire. Ses parents y vivaient depuis quelque temps. Leur mariage (1830) y a été célébré. Pourtant Louis était de Chaumussay et y vivait encore, alors que Désirée était de Chambon, juste à côté. La branche maternelle de Désirée, celle des BOUDRAULT, arrivait du Blanc (Indre) et a fait une halte d'une génération à Preuilly-sur-Claise (Indre-et-Loire). Son père, un PLOU, descendait lui du nord de la Vienne (Prinçay, Saint-Gervais).

Revenons aux GAGNEUX, on les a laissés à Chaumussay donc, au bord de la rivière la Claise. Le père de Louis, un autre Louis, était né aussi à Chaumussay, en 1764.
Malheureusement, je ne parviens pas à trouver le mariage de ses parents. Pour le moment. Vous connaissez ma patience et mon entêtement. Jean GAGNEUX et Marie PENNEN sont le couple le plus ancien que je connaisse, à l'origine de notre branche GAGNEUX.

jeudi 1 juin 2017

A comme ... Aurélie

Aurélie a écrit un commentaire sur ce blog il y a 10 ans. J'apprenais en même temps son existence. Elle est mon aînée, n'a pas entrepris de recherches généalogiques, et a peu connu ses anciens. Nous partageons quelques gouttes de sang car son arrière grand-père Maurice était le petit-frère de mon arrière grand-mère Zéna.
Après 10 ans sans nouvelle et une bouteille jetée à la mer sur Facebook, nous avons enfin établi le contact. Elle a perdu sa maman en 2013. Elle a deux frères. En vieillissant, elle souhaite connaître son histoire et découvrir ceux qu'ont été ses ancêtres. 
Grâce à ce blog et à mes recherches, je peux l'aider à deviner ce qu'ils ont vécu et qui ils étaient.
Grâce à ses questions je peux approfondir telle ou telle recherche. Vous pourrez la lire ici dans quelques jours.

La généalogie n'est pas seulement la recherche des ancêtres, c'est aussi la transmission des trouvailles et le partage des souvenirs. Avec Aurélie nous n'avons pas de souvenirs communs, mais une part de notre sang.


Aurélie, tu peux encore en poser des questions et même commencer tes recherches, voici l'arbre de ta mère sur 10 générations, il y a encore beaucoup à découvrir ;-)



Je vous souhaite une bonne lecture tout au long du Challenge AZ 2017 :-)

samedi 27 mai 2017

Journée nationale de la Résistance

En ce jour dédié à la mémoire de ceux qui ont résisté à l'oppression, je ne peux pas faire l'impasse. J'ai dédié un blog à mon arrière-grand-père Georges TRAINSON (1899-1960) qui a risqué sa vie pour en sauver d'autres. Plusieurs fois la Gestapo est venu le chercher. En vain, puisqu'il avait été prévenu. 
Grâce à ce blog j'ai pu mettre à plat ce que j'ai trouvé le concernant. Des visiteurs ont laissé des commentaires qui m'ont permis de connaître le sort de certaines personnes qui ont œuvré avec lui, du groupe Baobab ou du réseau Marco-Polo. Ils faisaient du renseignement, mais il ne s'est pas arrêté là. Par chance, il n'a pas été récupéré par la Gestapo, ni interné, ni déporté. Il a survécu à la Guerre. Ses amis n'ont pas tous eu cette chance.

J'ai déjà évoqué mon aïeul ici.
Vous trouverez le blog qui lui est dédié .

vendredi 5 mai 2017

Les Garnaux 1977

Voici la suite des photos d'Aurélie, il y en aura d'autres encore. Vous pouvez cliquer dessus pour agrandir.


Photo 7
Je reconnais au centre mes grands-parents Marius COUBARD et Gisèle TRAINSON, ils ne sont pas encore grands-parents à l'époque. Gilles DELALANDE et Lucette TRAINSON sont face à eux.
Aurélie dit : en rose, mon grand-père Michel GAGNEUX

Photo 8
Aurélie dit : en rose, mon grand-père Michel GAGNEUX

Photo 9
En arrière plan, mon grand-père Marius.
Aurélie dit : mon père Christian TOUZALIN

Photo 10

La même tablée que précédemment, on voit à droite Lucette et Gilles.

Photo 11
En jaune, je reconnais ma mère, et à gauche le foulard sur la tête : Dominique TRAINSON (d'après les photos précédentes).
Christophe dit : sur le banc à droite, chemisier blanc et jupe bleue à pois blancs c'est bien Claudine, ma mère que je reconnais aisément à sa chevelure volumineuse...LOL!

mercredi 3 mai 2017

70 ans de mariage pour Gisèle et Michel GAGNEUX

Aujourd'hui, la Nouvelle République édition de la Vienne (Dangé-Saint-Romain) a publié un article que je recopie ici. L'original est .

Gisèle et Michel Gagneux entourés de leur famille

Dimanche, la famille GAGNEUX était réunie dans la maison familiale, rue Justin Pachet, pour fêter les noces de platine de Gisèle et Michel. Gisèle DESTOUCHES est née en janvier 1927 à Buxeuil. Son père travaillait dans la maçonnerie, sa mère dans la couture. Dès son plus jeune âge, Gisèle a travaillé comme secrétaire de mairie à Buxeuil. Michel Gagneux, lui, est né en juillet 1926 aux Ormes au sein d'une famille de cultivateurs. Il a travaillé comme agriculteur avant de partir à l'Armée. 
Huit arrière-petits-enfants 
Les deux jeunes gens se sont rencontrés le 15 août 1946 à l'occasion d'un baptême où ils étaient parrain et marraine. Très amoureux, ils se sont mariés le 26 avril 1947. De cette union est née une fille, Jeannick. Depuis, la famille s'est agrandie, pour compter aujourd'hui, trois petits-enfants et huit arrière-petits-enfants. Gisèle et Michel GAGNEUX ont travaillé ensemble pendant 11 ans à la ferme de la Fontaine. Puis Michel a été agent d'État à la Manu et Gisèle employée de maison. Ils occupent leur maison depuis près de soixante ans. C'est le rendez-vous incontournable des amis et des proches. Michel a été président des sports et a fait partie de l'association des donneurs de sang bénévoles à Dangé-Saint-Romain. Ses passe-temps favoris sont son jardin, sa vigne à Saint-Sulpice, ses animaux (poules, tortues, chèvres, oies, lapin, chiens…). De son côté, Gisèle est passionnée de couture, tricot, point de croix… Et de télévision. Maintenant, tous deux prennent le temps de vivre au milieu des leurs.

Merci Aurélie de m'avoir transmis le lien.

Félicitations aux amoureux !

lundi 1 mai 2017

Souvenirs, souvenirs...

Aurélie a eu l'opportunité récemment d'ouvrir des albums photos qui nous concernent plus ou moins. En voici quelques-unes datant du 29 mai 1977, la famille s'est retrouvée aux Garnaux, en limite de commune de Dangé-Saint-Romain.
La qualité n'est pas celle du numérique, mais on reconnaît quand même quelques personnes.
Si vous en identifiez, merci de commenter, je mettrai à jour les textes.
Si vous vous reconnaissez et que vous ne souhaitez pas figurer sur ce blog, merci de procéder de la même façon, je tiendrai compte de vos demandes.

Les photos peuvent être agrandies en cliquant dessus.

Photo 1
Sur celle-ci je reconnais la moustache de mon grand-père Marius COUBARD (de profil, sous la personne à la chemise rouge), Lucette TRAINSON de dos, (robe noire à motifs blancs) à côté de de son mari Gilles DELALANDE (chemise noire).

Joselyne dit : Papa est en blanc. Jean son frère en bleu et Nicole sa femme en blanc. Gilles de dos à côté de Lucette. Au fond entre les parasols Jean-Pierre ALBERICO.
Bruno dit : chemise bleue = Jean TRAINSON, en marcel blanc Raymond TRAINSON (l'intrépide), sur la tête de Raymond : sa femme Paulette. En corsage blanc : Nicole MAZARD, l'épouse de Jean. Debout entre les deux parasols, hésitation entre Jean-Marc DADU et Thierry LAUDIÈRE.

Photo 2
Alors là... je sèche ! Je peux toujours fournir une liste des cousins nés avant 1975, mais bon ! :-D

Aurélie dit : debout en orange et casquettes blanches ce sont mes frères. Assis en tailleur et en rouge Jean Philippe TOUZALIN (fils de Marcel et France TOUZALIN)
Christophe dit : Je pense m'être reconnu !! Debout, le 4eme en partant de la droite.
Ophélie dit : en bas avec le magnifique pantalon rayé c'est possible que ce soit mon père :-)
Joselyne dit : en bas foulard blanc Dominique, au dessus en rouge Franck, enfants de Claude TRAINSON mon frère. Chemise carreaux clairs : Christophe. Chemise marron, un fils de Colette (GAGNEUX épouse CHAMPION) en noir également. En bas pantalon rayé Pascal TRAINSON.
Bruno dit : assis pantalon rayé : Pascal TRAINSON, assise en blanc avec des couettes : Valérie BRILLAUD, assise avec le foulard blanc : Dominique TRAINSON, debout avec le bermuda gris et chemisette blanche : Christophe ALBERICO. à sa gauche : Christophe BRILLAUD, le frère de Valérie. 

Photo 3
Qui sont ces gourmands ?

Aurélie dit :  devant le méchoui en bleu c'est mon oncle Marcel TOUZALIN (mari de France GAGNEUX), l'organisateur et propriétaire du terrain.
Joselyne dit : avec le chapeau : Papa, avec le cousin TOUZALIN en bleu.
Bruno dit : avec le chapeau c'est Raymond, et l'autre peut-être Marius 

Photo 4
On retrouve Lucette, de face cette fois, toujours en robe noire avec motifs blancs. Je pense reconnaître la femme qui a la main sur le torse, mais j'ai un doute...

Aurélie dit : un peu coupée sur la gauche c'est ma tante Réjane GAGNEUX
Joselyne dit : Lucette à côré de Jeannine, au fond France TOUZALIN et Colette (torchon à la main)
Bruno dit : en blanc c'est Jeannine MARTINIÈRE épouse BRILLAUD

Il y avait du monde pour essuyer la vaisselle !

Photo 5
Joselyne dit : Lucette, de dos Patricia

Photo 6
En jaune, Patricia COUBARD, ma mère, enceinte de mon frère.

Aurélie dit : les mains dans la bassine c'est ma grand-mère Gisèle DESTOUCHES, femme de Michel GAGNEUX

Vous verrez d'autres photos rapidement dans un prochain article.

jeudi 9 février 2017

Qui est-ce ?

Aujourd'hui, c'est Aurélie qui pose la question en soumettant cette photo, portant pour seule indication le nom du photographe J. Raffault, à Saint-Pierre-des-Corps.

Qui est-ce d'après vous ?

samedi 14 janvier 2017

Quelques conseils pour débuter

Vous arrivez sur ce blog pour différentes raisons. Si vous n'avez pas commencé votre démarche de recherches généalogiques, mais que vous aimeriez commencer, je vous invite à consacrer un peu de temps avec les personnes âgées de votre famille. Elles ont connu les générations qui ont vécu avant elles. Leur mémoire partira avec elles. Il faut leur demander d'identifier ces personnes qui sont sur les photos jaunies et si elles le peuvent de dater les clichés. Peut-être qu'elles savent à quelle occasion ces proches ont pris la pause, et en quel lieu ?
Ensuite, quand elles racontent les anecdotes ou les souvenirs de la tante Bidule et du cousin Machin, notez tout ça dans un coin. Si aujourd'hui ça vous échappe, un jour ça pourra faire sens. Et puis si vous ne comprenez pas de qui elles parlent, demandez des précisions.

Si vous n'avez plus d'anciens près de vous, ou si leur mémoire leur fait défaut, vous pouvez essayer de voir les papiers de famille, livrets de famille, menus de communion, faire part en tout genre... Collectez des informations, et commencez à écrire. 
Pour chaque personne on cherche à savoir qui étaient ses parents, où et quand elle est née. Si la personne s'est mariée, où, quand et avec qui ? Si la personne est décédée, où et quand ? A-t-elle était inhumée dans la même commune ?
Les papiers officiels ne vous donnerons jamais ou très rarement les motifs du décès, les contextes de vie de votre ancêtre. La mémoire familiale, même si parfois elle s'arrange avec les détails, est précieuse. Il ne faut pas la négliger.

Ensuite, il vous restera à vous lancer dans votre travail d'organisation des informations. Pour orienter efficacement vos démarches, gardez en tête ce que vous voulez faire. Une généalogie ascendante, qui consiste à chercher toutes les personnes qui ont vécu avant l'individu souche (vous, votre enfant, votre conjoint) vous mènera à remonter le fil de l'histoire. Une généalogie descendante, qui consiste à reconstituer la descendance d'un ancêtre (votre arrière-grand-père, son père) vous permettra de garder du lien avec tous les cousins vivants.

Je me dois de vous avertir, tel Sherlock en pleine enquête, vous aurez du mal à vous arrêter de chercher. 

samedi 10 décembre 2016

Un drôle de cousin

Après une vedette de music-hall, des cyclistes, des hommes politiques, une vedette américaine, la fille cachée d'un président de la République, voici un ... magicien fou !

Thierry CHESTIER (président du Cercle Généalogique Poitevin et de la Fédération Française de Généalogie) m'a transmis l'arbre de parenté qui me lie à Eric ANTOINE, je n'ai pas vérifié la branche ANTOINE, mais la mienne uniquement. J'ai donc pu constater la fiabilité de l'information et vous déclare avec sourire que je cousine avec cet illusionniste allumé, par le couple de Jean CHATEIGNER et Marie RANTON, mariés à Oyré (86) le 20 juillet 1711. Il faut remonter 10 générations, de son côté comme du mien. 


Par rapport à Zéna, le couple CHATEIGNER-RANTON se situe 7 générations plus tôt, et la chaîne d'ascendance est la suivante :
couple CHATEIGNER-RANTON
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Marie CHATEIGNER
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Gabriel DENIAU
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Marie DENIAU
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Louis RABEAU
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Hermance RABEAU
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Hermance JOUZEAU
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Zéna

dimanche 1 novembre 2015

1915-2015 la mention "Mort pour la France" a 100 ans

Instituée par la loi du 2 juillet 1915, la mention "Mort pour la France" est un témoignage de reconnaissance de la Nation en l'honneur de ceux qui ont donné leur vie pour le pays. Sa pérennité est garantie par l'inscription en marge de l'acte de décès. Elle apparaîtra sur les copies et les extraits de l'acte de décès et dans tout acte où sera cité le nom du défunt, après l'attribution de la mention.
Un fichier général des soldats "Morts pour la France" est tenu par le Service de l'état civil, des renseignements aux familles et successions militaires créé le 18 février 1916. Ce fichier est aujourd'hui conservé par le Service historique de la défense. Il a été numérisé et mis en ligne sur le site Mémoire des hommes en novembre 2003.
Source : le site Mémoire des Hommes

Pour trouver les Morts pour la France, il y a le libellé exprès : _Mort pour la France

mardi 6 octobre 2015

Un petit tour en Mayenne

Le week-end dernier je suis allée à la grand'messe de la généalogie en France : le XXIIIe Congrès de Généalogie. Il était organisé par le Cercle Généalogique Poitevin dont je suis adhérente, au Palais des Congrès du Futuroscope près de Poitiers. A cette occasion j'ai profité de la présence d'associations pour interroger leurs bases de données afin de faire des sauts de puce dans mes recherches.
J'ai ainsi rencontré Guy HOCDET, le président du Cercle Généalogique de la Mayenne (CGM), qui m'a aidée à chercher des renseignements sur la famille DUMANS.
A ma connaissance, Anne DUMANS, la grand-mère d'Auguste Marie CHARON, est décédée le 2 mars 1816 à Saint-Loup-du-Gast dans la Mayenne. Je connais l'identité de ses parents, mais je n'ai rien d'autre. Sur un salon, je considère que j'ai peu de temps (il y a bien d'autres curieux à satisfaire, et le temps n'est pas extensible) donc je m'intéresse davantage aux mariages, actes riches en informations.
En interrogeant la base du CGM avec le nom DUMANS, nous avons trouvé quelques actes, dont celui du mariage de Julien DUMANS et Anne PAILLARD, les parents d'Anne DUMANS. Ils se sont mariés à Ambrières-les-Vallées le 09 février 1773, et étaient les enfants de +Jean DUMANS et Françoise GALIENNE d'une part, François PAILLARD et Marguerite DUROI de l'autre.

Acte de mariage DUMANS-PAILLARD en 1773
Ce qui est magique avec les recherches par informatique, c'est que vous tapez un nom et il en ressort (parfois) des tas de résultats. Du coup, Guy HOCDET m'a proposé le mariage suivant : celui des parents de la précédente mariée. Jean DUMANS et Françoise GALIENNE se sont mariés le 30 juillet 1730, également à Ambrières-les-Vallées. 

Ce qui est d'autant plus magique avec les recherches par internet c'est qu'on peut accéder aux actes anciens, même s'ils sont vieux de presque 300 ans. Après, pour ce qui est de parvenir à déchiffrer, c'est une autre histoire !

Que Guy HOCDET et le CGM soient ici remerciés de l'aide apportée.

mardi 22 septembre 2015

Charles GOUBARD - Mort pour la France (2/2)

La patience est le prix et la force du généalogiste.
J'ai trouvé sa fiche dans la base des Morts pour la France, son acte de naissance et la transcription de son acte de décès dans les archives de l'état civil d'Indre-et-Loire, et la mention de son matricule militaire. A l'époque j'avais dû m'arrêter là, faute d'accès au registre par la consultation des archives en ligne. Mais... aujourd'hui, ce registre est accessible !

En me connectant au site des archives d'Indre-et-Loire, j'ai pu reprendre ma recherche en accédant au registre du bureau de recrutement de Châtellerault et particulièrement de la classe 1916. J'avais noté que Charles GOUBARD avait reçu le n°920. 


Cette fiche nous apprend que Charles GOUBARD, natif de Chinon, habitait à Mettray en 1916. Son père était toujours journalier. On peut lire sa description physique. Il mesurait 1m65, avait les cheveux châtains, yeux marrons, front moyen, nez vexe, visage long.
Le nez vexe... Grâce à l'excellent site Le parcours du combattant de la guerre 1914-1918, je peux vous expliquer. 
On examine le nez au point de vue de la forme de sa ligne dorsale et de l'inclinaison de sa base, puis des trois dimensions en hauteur, saillie et largeur. Dans la forme dite vexe, la ligne correspond a une courbe convexe à peu près régulière.
La fiche nous renseigne également sur le parcours militaire de notre homme:
Engagé pour 4 ans le 11 décembre 1914 à la mairie de Tours (Indre-et-Loire) pour le 68e Régiment d'Infanterie, arrivé au corps le 12 décembre soldat de 2e classe. Passé au 409e Régiment d'Infanterie le 21 mars 1915. Passé au 19e Régiment d'Infanterie le 15 avril 1917. Mort pour la France Tué à l'ennemi le 30 juin 1917 au combat de Fayet (Aisne) à 1h30 du matin d'un coup de poignard au ventre (avis officiel) [...] inhumé au cimetière militaire de Fayet. Corps transféré de St Martin à St Quentin le 27 janvier 1920. 

On apprend aussi qu'il avait été blessé à l'omoplate le 14 juillet 1915, à Gury (Oise).

Si on veut pousser plus loin la recherche dans les fonds que l'armée a produits, on pourra interroger les journaux de marche des 3 régiments qu'il a connus.

mardi 30 juin 2015

Z comme... Zut ! J'ai perdu la petite Zéna !

Alors que je me prêtais à l'exercice de la ligne de vie en suivant consciencieusement les conseils de Sophie Boudarel en retraçant la vie de mon aïeule je me suis replongée dans les listes nominatives de recensement du début du XXè siècle. Zéna est née en juillet 1900 à Saint-Rémy-sur-Creuse. Ses parents habitaient à Mazières, dans la commune. A 8 mois elle y est recensée (en 1901) puis à 5,5 ans  (en 1906). Puis je perds sa trace, alors que sa famille vit toujours à Mazières. Elle n'y figure pas en 1911.
Il me faut attendre son mariage en 1922 pour lire qu'elle vit alors aux Ormes, ce n'est pas très loin. Je reprends donc les recensements, mais aux Ormes cette fois. Pas de Zéna en 1911. Me voilà bonne pour faire toutes les communes du coin...
A Leugny, pas de Zéna.
A Buxeuil ? Non plus.
Je n'ai pas dit mon dernier mot, non mais !

Où est-elle passée la gamine ? Chez les grands-parents ? Non, les Gagneux habitaient côte-à-côte à Mazières. Donc si elle n'est pas recensée chez ses parents, elle n'est pas bon plus chez ses grands-parents. Il faut dire qu'en 1909 son petit-frère y est mort, sous ses yeux, en tombant d'un arbre. Peut-être ont-ils préféré l'éloigner quelque temps.
Les Jouzeau vivaient eux à Dangé. Le grand-père est mort en 1910, et la grand-mère en 1911... mais peut-être pas avant le recensement ! J'y fonce, il date du 31 mars, et la grand-mère a trépassé le 11 mai. Avant de mourir Hermance Rabeau veuve Jouzeau vivait à Grand-Croix. Sait-on jamais : je fonce dans les pages du recensement de Dangé, à Grand Croix...

BINGO !!!!

Dangé, Grand-Croix, recensement de 1911 - Archives de la Vienne en ligne
Ouf ! J'ai retrouvé la petite Zéna.
Mais ensuite, elle était où ? La grand-mère étant décédée, elle n'a pas dû rester à Dangé. Les listes de recensement ne sont plus accessibles après 1911 pour le moment, il faut donc patienter. Ou trouver des actes sur lesquels elle figure. 

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Fin du Challenge AZ 2015.
Merci à ceux qui sont venus me lire.
Merci à ceux qui ont commenté, ils sont rares, mais toujours les bienvenus. 
Merci à Sophie Boudarel pour le travail accompli, pour nous les blogueurs et pour nous les lecteurs. J'ai maintenant le reste de l'année pour lire la 60aine d'autres blogs participants (x 26 billets !!!)